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jeudi 24 juillet 2008


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Les Allergies > Informations Générales > Régime

La seule chose à pratiquer quand on a une allergie alimentaire déclarée, c'est l' EVICTION de l'allergène. L'éviction consiste à éliminer l'allergène incriminé (arachide, lait, oeuf etc...) de l'alimentation quotidienne. Ca n'est pas toujours facile, surtout quand l'allergène est "masqué" et se retrouve un peu partout sans être forcément étiqueté. Comment faire ?

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Le premier conseil est : ne restez pas éternellement sans savoir à quoi vous êtes allergique. Vous allez finir par vous épuisez à exclure de votre alimentation tout un tas de substances sous prétexte que vous les soupçonnez d'être allergisantes, alors que, dans plus de 70% des cas [DA Moneret-Vautrin in Rev. fr. Allergol., 1999,39], l'allergie alimentaire ne concerne qu'un seul aliment.

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Dans tous les cas, évitez les aliments qui irritent la muqueuse digestive (épices, alcool, aspirine ...) ainsi que la cigarette.

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Consultez systématiquement les étiquettes des produits.

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Au besoin, appelez le service "Consommateurs" du fabricant.

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En dernier ressort, si vous avez le moindre doute, ABSTENEZ-VOUS.

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Faites-vous aider d'un nutritionniste ou d'un diététicien pour évaluer les risques de carence provenant du régime d'exclusion et, le cas échéant, compléter ce régime pour rééquilibrer votre alimentation.

Voilà une bonne question. C'est souvent la deuxième étape dans le parcours du combattant de l'allergique alimentaire. Prenons un exemple : votre enfant est allergique à l'arachide, vous avez mis en place un régime d'exclusion strict et vous découvrez tout-à-coup que l'arachide croise avec le soja ou le lupin. Patatra... Vos fragiles certitudes sont remises en cause, il faut tout revoir, tout reconsidérer et vous vous sentez accablé(e).

Tout va dépendre de votre allergie. Seul votre médecin pourra vous aider à répondre à cette question. A priori, ce n'est pas parce que vous êtes allergique à une substance que vous le serez forcément à celles avec lesquelles cette substance croise. Mais si votre allergène croise avec un autre allergène potentiellement dangereux (aux manifestations violentes), il semble préférable de ne pas rester sur un doute et de poser la question à votre médecin.

A cela, il peut y avoir plusieurs causes qui ne doivent pas nécessairement remettre en cause le principe d'un régime d'exclusion, mais au contraire inciter à aller plus loin :

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Vous n'avez peut-être pas attendu assez longtemps avant de tirer des conclusions. D'après le Pr Moneret-Vautrin [DA Moneret-Vautrin in Rev. fr. Allergol., 1999,39], "l'amélioration commence en général entre un mois et 6 semaines de régime" ... et "un délai de 3 mois est convenable pour vérifier la non-reproduction de symptômes intermittents".

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Il y a peut-être dans les aliments qui ont échappé à votre exclusion un aliment que vous ne soupçonnez pas et qui contient l'allergène. Donnons à titre d'exemple les parents de cet enfant allergique à l'arachide qui faisait l'été dernier une poussée d'eczéma en dépit d'une éviction strict. Ils ont appris plusieurs mois après qu'il y avait de l'arachide dans la crème solaire avec laquelle ils tartinaient leur enfant ...

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Votre allergie est peut-être une "poly-allergie". C'est-à-dire que vous avez peut-être une deuxième allergie qui n'a pas encore été identifiée. Cela peut être dû à un autre allergène qui n'a rien à voir avec le vôtre, ou au contraire qui croise avec le vôtre. Il faut alors aller plus loin dans le diagnostic. Dans ce cas, faites-en part à votre médecin.

L'éviction de l'allergène vous demandera beaucoup d'efforts. Nombreux sont les allergiques - ou les parents d'allergiques - qui paniquent au début d'un régime d'exclusion parce qu'ils s'aperçoivent que l'allergène peut être partout. Dédramatisez ! Cette réaction est normale. Nous sommes tous passés par là. Ca ne nous a pas empêché de continuer à nous nourrir.

Par contre, il ne faut pas négliger les aspects psychologiques de l'éviction. D'abord, vous risquez de passer pour un(e) paranoïaque ou un(e) hypocondriaque auprès de votre entourage. Résistez à la pression. Au besoin, dites à vos détracteurs de venir faire un tour sur ce site, pour qu'ils prennent conscience des enjeux.

Ensuite, n'ayez pas de sentiment de culpabilité si vous êtes la maman d'un enfant allergique. Ce n'est pas de votre faute ! Même si vous l'avez allaité, ou pas allaité, même si vous êtes vous-même allergique. En vérité, on ne sait pas vraiment d'où viennent les allergies.

Enfin, préoccupez-vous surtout des conséquences psychologiques pour votre enfant : comment se comporter avec lui ? Faut-il parler ouvertement de son allergie ? ou la taire ? Sa personnalité vat-elle être modifiée, altérée par son allergie ? Va-t-il se sentir exclus de la collectivité ? Sera-t-il associable ? Quel impact à l'adolescence dans ses relations avec le sexe oposé ? Quel rapport va-t-il avoir avec la nourriture ? Y a-t-il un risque qu'il devienne anorexique ? Là, franchement, on manque de recul. C'est pourquoi nous avons ouvert une discussion sur le Forum. Allez y faire part de votre expérience ou de vos interrogations. Ensemble nous essayerons d'y voir plus clair. Nous allons essayer aussi d'interviewer un sociologue pour en savoir plus.

Voici les conseils communément admis pour l'introduction des aliments chez un nourrisson à risque atopique, c'est-à-dire pouvant présenter un risque d'allergie mais sans qu'une allergie ait été encore décelée (enfant avec une dermatite atopique, antécédents d'allergies chez les parents ou les frères / soeurs plus âgés ...). Le maître-mot est :

Retarder la diversification et introduire les aliments à risque un par un pour vérifier la tolérance.

Si possible, ne commencez pas l'introduction d'un aliment à risque le soir, afin d'éviter qu'une réaction allergique se produise pendant que tout le monde dort...

Si une allergie existe chez le nourrisson, il faut évidemment supprimer l'aliment incriminé.

Mamans : en cas d'allaitement, souvenez-vous que les protéines des aliments que vous consommez passent en deux heures dans votre lait et peuvent sensibiliser votre nourrisson...

Ces conseils sont d'ordre général et doivent être affinés avec le médecin en fonction de chaque cas. Ils peuvent notamment entraîner des carences qu'il convient alors de compenser.

 

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