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La seule chose à pratiquer quand
on a une allergie alimentaire déclarée,
c'est l' EVICTION
de l'allergène. L'éviction
consiste à éliminer l'allergène
incriminé (arachide, lait, oeuf etc...)
de l'alimentation quotidienne. Ca n'est
pas toujours facile, surtout quand l'allergène
est "masqué" et se retrouve
un peu partout sans être forcément
étiqueté. Comment faire ?
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Le premier conseil est : ne restez
pas éternellement sans savoir
à quoi vous êtes allergique.
Vous allez finir par vous épuisez
à exclure de votre alimentation
tout un tas de substances sous prétexte
que vous les soupçonnez d'être
allergisantes, alors que, dans plus
de 70% des cas , l'allergie alimentaire
ne concerne qu'un seul aliment.
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Dans tous les cas, évitez
les aliments qui irritent la muqueuse
digestive (épices, alcool,
aspirine ...) ainsi que la cigarette.
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Consultez systématiquement
les étiquettes des produits.
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Au besoin, appelez le service "Consommateurs"
du fabricant.
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En dernier ressort, si vous avez
le moindre doute, ABSTENEZ-VOUS.
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Faites-vous aider d'un nutritionniste
ou d'un diététicien
pour évaluer les risques de
carence provenant du régime
d'exclusion et, le cas échéant,
compléter ce régime
pour rééquilibrer votre
alimentation.
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Voilà une bonne question. C'est
souvent la deuxième étape
dans le parcours du combattant de l'allergique
alimentaire. Prenons un exemple : votre
enfant est allergique à l'arachide,
vous avez mis en place un régime
d'exclusion strict et vous découvrez
tout-à-coup que l'arachide croise
avec le soja ou le lupin. Patatra... Vos
fragiles certitudes sont remises en cause,
il faut tout revoir, tout reconsidérer
et vous vous sentez accablé(e).
Tout va dépendre de votre allergie.
Seul votre médecin pourra vous aider
à répondre à cette
question. A priori, ce n'est pas parce que
vous êtes allergique à une
substance que vous le serez forcément
à celles avec lesquelles cette substance
croise. Mais si votre allergène croise
avec un autre allergène potentiellement
dangereux (aux manifestations violentes),
il semble préférable de ne
pas rester sur un doute et de poser la question
à votre médecin.
A cela, il peut y avoir plusieurs causes
qui ne doivent pas nécessairement
remettre en cause le principe d'un régime
d'exclusion, mais au contraire inciter à
aller plus loin :
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Vous n'avez peut-être pas attendu
assez longtemps avant de tirer des
conclusions. D'après le Pr
Moneret-Vautrin , "l'amélioration
commence en général
entre un mois et 6 semaines de régime" ... et
"un délai de 3 mois est
convenable pour vérifier la
non-reproduction de symptômes
intermittents".
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Il y a peut-être dans les aliments
qui ont échappé à
votre exclusion un aliment que vous
ne soupçonnez pas et qui contient
l'allergène. Donnons à
titre d'exemple les parents de cet
enfant allergique à l'arachide
qui faisait l'été dernier
une poussée d'eczéma
en dépit d'une éviction
strict. Ils ont appris plusieurs mois
après qu'il y avait de l'arachide
dans la crème solaire avec
laquelle ils tartinaient leur enfant ...
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Votre allergie est peut-être
une "poly-allergie". C'est-à-dire
que vous avez peut-être une
deuxième allergie qui n'a pas
encore été identifiée.
Cela peut être dû à
un autre allergène qui n'a
rien à voir avec le vôtre,
ou au contraire qui croise avec le
vôtre. Il faut alors aller plus
loin dans le diagnostic. Dans ce cas,
faites-en part à votre médecin.
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L'éviction de l'allergène
vous demandera beaucoup d'efforts. Nombreux
sont les allergiques - ou les parents d'allergiques -
qui paniquent au début d'un régime
d'exclusion parce qu'ils s'aperçoivent
que l'allergène peut être partout.
Dédramatisez ! Cette réaction
est normale. Nous sommes tous passés
par là. Ca ne nous a pas empêché
de continuer à nous nourrir.
Par contre, il ne faut pas négliger
les aspects psychologiques de l'éviction.
D'abord, vous risquez de passer pour un(e)
paranoïaque ou un(e) hypocondriaque
auprès de votre entourage. Résistez
à la pression. Au besoin, dites à
vos détracteurs de venir faire un
tour sur ce site, pour qu'ils prennent conscience
des enjeux.
Ensuite, n'ayez pas de sentiment de culpabilité
si vous êtes la maman d'un enfant
allergique. Ce n'est pas de votre faute !
Même si vous l'avez allaité,
ou pas allaité, même si vous
êtes vous-même allergique. En
vérité, on ne sait pas vraiment
d'où viennent les allergies.
Enfin, préoccupez-vous surtout des
conséquences psychologiques pour
votre enfant : comment se comporter
avec lui ? Faut-il parler ouvertement
de son allergie ? ou la taire ?
Sa personnalité vat-elle être
modifiée, altérée par
son allergie ? Va-t-il se sentir exclus
de la collectivité ? Sera-t-il
associable ? Quel impact à l'adolescence
dans ses relations avec le sexe oposé ?
Quel rapport va-t-il avoir avec la nourriture ?
Y a-t-il un risque qu'il devienne anorexique ?
Là, franchement, on manque de recul.
C'est pourquoi nous avons ouvert une discussion
sur le Forum.
Allez y faire part de votre expérience
ou de vos interrogations. Ensemble nous
essayerons d'y voir plus clair. Nous allons
essayer aussi d'interviewer un sociologue
pour en savoir plus.
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Voici les conseils communément
admis pour l'introduction des aliments chez
un nourrisson à risque atopique,
c'est-à-dire pouvant présenter
un risque d'allergie mais sans qu'une allergie
ait été encore décelée
(enfant avec une dermatite atopique, antécédents
d'allergies chez les parents ou les frères
/ soeurs plus âgés ...).
Le maître-mot est :
Retarder
la diversification et introduire les aliments
à risque un par un pour vérifier
la tolérance.
Si possible, ne commencez
pas l'introduction d'un aliment à
risque le soir, afin d'éviter
qu'une réaction allergique se produise
pendant que tout le monde dort...
Si une allergie existe chez
le nourrisson, il faut évidemment
supprimer l'aliment incriminé.
Mamans : en cas
d'allaitement, souvenez-vous que les protéines
des aliments que vous consommez passent
en deux heures dans votre lait et peuvent
sensibiliser votre nourrisson...
Ces conseils sont d'ordre
général et doivent être
affinés avec le médecin en
fonction de chaque cas. Ils peuvent notamment
entraîner des carences qu'il convient
alors de compenser.

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