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jeudi 24 juillet 2008


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ALLERGIES RESPIRATOIRES

On sait que les allergènes respiratoires provoquent principalement des manifestations respiratoires. Un adulte respire en moyenne 8 à 10 litres d'air par minute, ce qui fait quand même 500 litres par heure ! L'air que nous respirons est l'air ambiant, situé à 1.5m -1.8m du sol. Il est chargé d'environ 1000 particules de taille inférieure à 50 microns (soit 0.05mm). Les particules plus grosses tombent rapidement sur le sol. A titre d'exemple, une particule de 1 micron tombe en 4 heures et une particule de 0.1 micron tombe en 6 jours.

Sur le tableau ci-dessous, on note que les principales particules allergisantes présentes dans l'air ambiant sont les pollens des plantes, les phanères d'animaux et les spores de moisissures. On trouve aussi les déjétions d'acariens ou les morceaux d'acariens morts. Les acariens vivants sont trop gros (250-300 microns) pour rester en suspension dans l'air, mais on les respire malgré tout quand on est allongé sur le lit ou debout quand l'air est remué (notamment quand on fait la poussière). Quand aux pollens d'arbres - également de grosses taille -, ils sont malgré tout absorbés en période de pollinisation du fait de leur très forte concentration dans l'air ambiant.

TAILLE EN MICRONS DES PRINCIPALES PARTICULES PRESENTES DANS L'AIR DOMESTIQUE


Source : Electrolux

Les manifestations de ces allergènes respiratoires se localisent dans l'appareil respiratoire en fonction de la taille de l'allergène :

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les grosses particules (> à 10 microns - pollens, acariens) sont filtrées par les fosses nasales où elles restent et provoquent rhinites et occasionnellement sinusites.

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Les particules inférieures à 10 microns (pollens de plantes, morceaux ou déjétions d'acariens, moisissures) se déposent dans les bronches (2-10 microns) voire dans les alvéoles (< à 2 microns) et provoquent des asthmes.



ALLERGIES ALIMENTAIRES

Les manifestations des allergies alimentaires sont plus variées. Elles sont essentiellement cutanées mais on voit de plus en plus apparaître des asthmes chez les jeunes allergiques alimentaires.

PRINCIPAUX SIGNES CLINIQUES DES ALLERGIES ALIMENTAIRES


Source : Compilation de statistiques établies par le CICBAA (Cercle d'Investigations Cliniques et Biologiques en Allergologie Alimentaire) sur la base d'une base de données de 825 observations.


La conjonctive qui recouvre l'oeil est un avant-poste de notre système immunitaire. Les réactions allergiques peuvent y être fortes du fait de l'importante vascularisation dont bénéficie l'œil.

Elles sont provoquée principalement par les allergènes véhiculés dans l'air ambiant : acariens, poussières, poils d'animaux, moisissures et pollens.

Mais elles peuvent aussi apparaître si vous êtes allergique à une substance contenue dans un produit que vous vous mettez sur le visage :

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produits de maquillage ou des soins (shampoings, crèmes, sprays, ...),

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teintures (agents volatiles, ...),

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substances portées par les mains vers les paupières (produits de ménage, vernis à ongle, bijoux contenant du nickel, substances d'origine professionnelle, ...),

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conservateurs contenus dans la plupart des collyres (dérivés mercuriels, chlorure de benzalkonium, chlorhexidine, ...)

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certains antibiotiques locaux comme la néomycine, ...

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produits d'entretien des lentilles de contact, ...

Certaines personnes porteuses de lentilles de contact peuvent présenter une allergie à certains produits contenus dans les solutions de nettoyage, notamment aux ammonium quaternaires ou au thimérosal. D'après Bousquet-Godard-Michel in Allergologie, 15% à 20% des patients porteurs de lentilles peuvent présenter de telles allergies !

La conjonctivite, ou inflammation de la conjonctive, est très handicapante. D'après Bousquet-Michel in Les allergies, les symptomes de la conjonctivite allergique sont les démangeaisons associées à la rougeur des yeux, la sensation d'avoir du "sable" sous la paupière et le larmoiement intense. Ces deux professeurs d'allergologie rajoutent "patients et médecins doivent être préparés à une longue bataille car cette affection est particulièrement pénible et peut durer de 5 à 10 ans".



Document rédigé le 23 mai 2000 par le Dr Philippe Auriol, allergologue dans la Gironde (33), pour SOS Allergies. Copyright SOS Allergies.

DEFINITION DE LA DERMATITE ATOPIQUE

Appelée aussi eczéma constitutionnel, prurigo, ou eczéma du nourrisson, la dermatite atopique est une maladie fréquente qui touche surtout le petit enfant. Ses caractéristiques classiques sont une apparition vers 3 à 4 mois de vie avec des plaques sur les convexités de la face (joues, front, menton) ainsi qu'un eczéma derrière les oreilles (particulièrement des oreilles"coupées" au niveau du sillon). Au fur et à mesure du temps, l'eczéma quitte ces zones là pour se localiser plutôt au niveau des plis (coudes, genoux...).

Les plaques sont en général rouge vif au début de la poussée puis deviennent moins vives, laissant en place une vraie lésion d'eczéma sèche et crouteuse.

Parfois, la dermatite atopique est confondue avec l'urticaire ou avec l'eczéma classique.

L'urticaire se présente comme des boutons d'orties d'apparition brutale : une petite plaque au milieu, entourée d'une rougeur diffuse. Les démangeaisons sont intenses. Les plaques d'urticaires disparaissent facilement sans laisser de traces autres que les lésions de grattage que vous avez pu faire pour réapparaitre ailleurs. Elles prédominent sur les zones de frottement et ont leur maximum d'activité le soir vers 19h/23h rendant le début de nuit difficile...

L'eczéma est localisé en un endroit et y reste. Il est caractérisé par un épaississement de la peau avec des petites lésions (petites bulles appellées "vésicules" en termes médicaux). Ces lésions suintes et peuvent fréquemment se surinfecter par le grattage. l'eczéma mais 48 heures pour apparaître et plusieurs jours pour guérir en cas de traitement ou d'absence de contact avec son allergène. La dermatite atopique est donc un mélange de ces deux réactions.

La dermatite atopique est passée d'une fréquence de 3% des enfants naissants en 1964 à 10% en 1974. Actuellement il est généralement admis que 15 à 20% des enfants naissants souffrent de dermatite atopique. [Schultz-Larsen F, Holm NV, Henningsen K, "Atopic dermatitis. A genetic-epidemiologic study in a population based twin sample" J Am Acad Dermatol, 1986, 15: 487-494]

LES CAUSES ALLERGIQUES DE LA DERMATITE ATOPIQUE

La dermatite atopique est une maladie de la peau qui touche les "atopiques". C'est à dire les sujets qui souffrent d'allergies à des composantes normales de notre environnement. Cela signifie donc bien que la principale cause de dermatite atopique est l'allergie.

Bien sûr les irritants (laine, synthétiques, adoucissants, lessive...) aggravent cet eczéma ! Bien sûr les aliments riches en histamine provoquent des poussées ! Bien sûr l'angoisse, l'insomnie, les démangeaisons nocturnes de l'enfant accentuent cette maladie ! Mais la cause est "allergique".

Les allergies en cause sont diverses :

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Alimentaires : arachide, oeuf, poisson, blé, soja, lait de vache, moutarde, céleri etc... Tous les aliments sont susceptibles de déclencher une allergie, certains sont simplement plus fréquents que d'autres.

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Aériennes : acariens, pollens, moissures, chat, chien etc...

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Chimiques : colophane, baume du pérou, chrome, parfums, nickel etc...

Elles doivent faire l'objet d'un bilan spécialisé pour être formellement identifiées et traitées convenablement. Il n'y a pas d'âge minimum pour réaliser ce bilan ! Si votre enfant présente des signes d'allergie, alors les tests pourront être réalisés.

Et la relation mère-enfant?

Comme avec tous les enfants malades, la relation mère/enfant est plus difficile. La maman surprotège souvent son enfant malade, ce n'est pas pour autant la cause de cette maladie mais plutôt une conséquence bien compréhensible...

Quelques conseils pratiques...en attendant de connaître la cause précise

D'abord ne pas paniquer ! Cela ne sert à rien de faire des choses dans la précipitation. Prenez rendez-vous avec un allergologue qui étudiera particulièrement le cas de votre enfant, identifiera les causes et vous aidera à le prendre en charge.

En attendant le rendez-vous, des mesures d'hygiène simple pourront améliorer l'état de la peau de votre enfant :

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Supprimer les irritants :

 

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prendre plutôt des vêtements en coton pour le contact avec la peau

 

*

supprimer les adoucissants et anti-calcaires de la machine à laver et effectuer deux cycles de rinçage pour le linge de bébé.

 

*

Utiliser des savons surgras à la place des savons "normaux", de même pour les shampooings.

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Donner des bains tiède (35°C) avec éventuellement une huile minérale (plutôt que de l'amidon de blé...) et au sortir du bain tamponner la peau sans la frotter et appliquer une crème hydratante de qualité sur tout le corps.

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Eviter les sprays (désodorisants) et, pour les parfums, préférez les bouteilles, vous saurez où vous avez mis quel produit...

La meilleure crème hydratante n'est pas pour autant universelle. Essayez différentes crèmes spécialisées et choisissez celle qui donne la meilleure qualité de peau à votre enfant. Demandez conseil à votre allergologue.

LES TRAITEMENTS DE LA DERMATITE ATOPIQUE

Le traitement de la dermatite atopique est :

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Celui de la peau : appliquer toutes les mesures que nous avons détaillé ci-dessus ;

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Le traitement des plaques repose sur la cortisone locale (il n'est pas question de badigeonner bébé des pieds à la tête et pendant des mois de cortisone mais plutôt de traiter précocément les plaques pour justement éviter d'en utiliser trop souvent) ;

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Le traitement de l'allergie, il commence par l'identification des allergènes en cause puis par leur éviction (pour les acariens les VRAIS housses anti-acariens sont trés rapidement efficaces). Cette identification se fait avec des tests cutanés quui sont indolores en pricks (batonnets en plastiqueavec lesquels on appuei doucement sur une goutte des protéines suspectes) et en patchs (autocollants laissés dans le dos 48h). Parfois une désensibilsation peut-être indiquée.

Corticoides = danger ?

C'est bien plus souvent une peur qu'une réalité. Bien sûr il n'est jamais anodin d'appliquer de façon répétée sur une peau saine un produit quel qu'il soit mais en soit les corticoide ne sont pas le monstre que l'on veut bien en faire. Ils doivent être utilisés sciemment, en quantités suffisantes et dans des conditions précises. Ils permettent à une peau abîmée par un excés de réponse de l'organise (allergie) de retrouver un état de repos, de cicatriser et ainsi de faire cesser le contact entre l'allergène extérieur et nos cellules de défense. une fois la lésion cicatrisée, il est inutile et dangereux de poursuivre l'application du corticoide.

Et les autres médecines ?

L'homéopathie peut servir à atténuer les symptômes (démangeaisons, insomnie etc...) La phytothérapie peut par contre être dangereuse car les extraits végétaux sont allergisants et l'atopique est prédisposé aux allergies.... L'acupuncture peut être une aide comme l'homéopathie. La mésothérapie est plus embêtante car elle injecte des produits dans une peau déjà fragile

Les cures thermales sont indubitablement un plus. Les plus intéressantes sont celles qui vous permettent d'user de façon intense de crèmes hydratantes (Avene, La Roche Posay, Uriage...) et la présence de médecins spécialisés en allergologie dans ces centres de cure est un gage d'une bonne prise en charge.

Soigner l'eczéma = faire apparaître l'asthme ?

Malheureusement ce n'est pas aussi simple. Beaucoup de dermatites atopiques précoces et sévères sont liées à des allergies alimentaires. ces allergies facilitent l'apparition de l'asthme dans un deuxième temps avec ou sans traitement de l'eczéma. Rappellons encore une fois que le traitement de l'eczéma ne se limite pas à traiter la peau mais plutôt à supprimer ses causes ! Sans cela, effectivement, l'eczéma risque de céder la place aux rhinites chroniques et à l'asthme.


DEFINITION

Contrairement à l'eczéma qui décolle l'épiderme (la partie superficielle de la peau) et laisse des traces, l'urticaire est une manifestation qui touche le derme, c'est-à-dire plus profondément.

L'urticaire aiguë d'origine allergique est généralement provoquée par une allergie alimentaire, médicamenteuse ou à un médicament. Elle apparaît très rapidement après le contact avec l'allergène et disparaît tout aussi rapidement (naturellement ou sous l'effet de médicaments). Attention, certaines urticaires aiguës peuvent aussi être provoquées par des infections virales, et ne sont alors pas d'origine allergique.

L'urticaire chronique, elle, perdure longtemps (souvent plus de 6 semaines consécutives). Elle est assez rarement d'origine allergique (moins de 10% des cas d'après le Dr Michard in L'allergie et ses conséquences). Elle peut être due au stress, à l'émotion, à l'effort ou à une autre perturbation neurovégétative ; on parle alors d'urticaire cholinergique. On peut citer également des urticaires à la pression, au froid, à la chaleur et à l'eau, qui ne sont pas non plus d'origine allergique.

MECANISME

Au cours d'une réaction allergique, des cellules présentes dans le sang (les basophiles) et dans les tissus capillaires (les mastocytes) se dégranulent et libèrent des médiateurs chimiques, dont l'histamine.

En se répandant dans le circuit sanguin, ces médiateurs dilatent les vaisseaux sanguins et augmentent leur perméabilité. Conclusion, le sérum sort des vaisseaux, s'infiltre sous le derme et provoque un œdème qui soulève la peau : c'est l'urticaire. Lors d'une urticaire d'origine allergique, c'est tout le derme qui se soulève, faisant apparaître des plaques rouges et qui démangent fortement. Cela ressemble un peu à une piqûre d'ortie (d'ailleurs urtica en latin signifie ortie). La réaction est volontiers mobile (elle peut se déplacer rapidement) et réversible (soit naturellement, soit sous l'effet de médicaments) ; elle ne laisse alors pas de traces (si vous ne vous êtes pas gratté). Elle peut devenir générale, auquel cas on parle d'urticaire géante.

Si on laisse se développer une urticaire d'origine allergique, le risque est alors qu'il n'y ait plus suffisamment de sérum dans les vaisseaux, entraînant une baisse de tension pouvant aller jusqu'à l'arrêt cardiaque : c'est le choc anaphylactique.


Pour commencer, qu'est-ce que l'anaphylaxie ? Par définition, c'est le contraire de la protection (prophylaxie) que confèrent les vaccins.. On désigne par anaphylaxie les formes d'allergies graves et généralisées. L'anaphylaxie existe de tous temps. L'un des premiers cas connu de choc anaphylactique serait le Pharaon Ménès I, mort d'une piqûre de frelon en l'an 2600 avant JC. Elle n'a cependant été découverte qu'en 1901 par Charles Richet et Paul Portier de manière fortuite : ces derniers décident de pratiquer des injections répétées d'extraits d'anémone de mer sur un chien pour l'y habituer. Seulement le chien meurt à la deuxième injection...

Le choc anaphylactique caractérise l'accident allergique brutal, violent, susceptible d'entraîner la mort, mais réversible (grace à des médicaments tels que l'adrénaline). C'est la réaction la plus intense de l'hypersensibilité immédiate, se caractérisant par un collapsus cardio-vasculaire qui se développe quelques minutes à quelques heures après contact avec un allergène, avec pâleur, refroidissement, dilatation des vaisseaux et baisse de pression artérielle…

Il est souvent utilisé de manière exagérée pour qualifier une réaction allergique moins sévère. Le tableau ci-dessous reprend la classification établie par Mueller en 1969, couramment utilisée.

Classification de Mueller

Manifestations cliniques

Stade I

Urticaire généralisée - prurit - malaise - anxiété

Stade II

Un ou plusieurs symptômes du stade I associé(s) à au moins 2 des symptômes suivants : oedème angioneurotique  - nausées - oppression thoracique - vertiges - douleurs abdominales - diarrhées.

Stade III

Un ou plusieurs symptômes du stade II associé(s) à au moins 2 des symptômes suivants : dyspnée - confusion - dysphagie - dysphonie - impression de mort prochaine

Stade IV

Un ou plusieurs symptômes du stade III associé(s) à au moins 2 des symptômes suivants : cyanose - perte de connaissance - hypotension - syncope - collapsus - incontinence

 


Définition

L'asthme est caractérisé par une inflammation chronique des bronches, à la suite :

  • d'une contraction des muscles entourant les tubes bronchiques

  • d'un gonflement de l'intérieur des tubes bronchiques et

  • d'une production excessive de mucus bouchant les tubes bronchiques

Les manifestations se traduisent par des toux, une difficulté à expirer (et non à inspirer) et un souffle court

L'asthme peut être d'origine allergique ou intrinsèque. Un asthmatique peut avoir un asthme d'origine allergique ET intrinsèque.

L'asthme d'origine allergique, or asthme extrinsèque, est souvent provoqué par l'inhalation d'un des allergènes suivants :

1. Pollens d'arbre ou de graminées

2. Spores de moisissures

3. Acariens

4. Poils ou salive d'animaux domestiques

L'asthme d'origine intrinsèque, ou non allergique, provient d'origines encore inconnues. On sait qu'il n'aime ni l'humidité, ni le froid, ni la fumée de cigarette, les peintures ou encore la fumée d'essence, en particulier les particules de diesel.

Fréquence

On estime qu'au minimum 3% de la population française est asthmatique, et 11% des enfants. Le Ministère de la Santé a récemment publié des statistiques assez précises que vous pouvez consulter en cliquant ici.

L'asthme d'origine allergique se transmet génétiquement : le risque qu'un enfant devienne asthmatique passe de 11% à 30% si un parent est asthmatique et à 50% si deux parents le sont !

Certains asthmes sont considérés comme maladies professionnelles quand ils ont été contractés dans l'exercice d'un métier. Exemples : métiers du bois, du bâtiment, de la métallurgie où l'on manipule certains produits chimiques tels qu'amines aromatiques, oxydes de nickel, acides chromiques, pénicillines ...), mais aussi de la boulangerie - minoterie, élevage de poussins ...

Dans son orientation professionnelle, un jeune asthmatique devra éviter dans la mesure du possible les métiers cités ci-dessus. Sachez qu'il existe pour les jeunes asthmatiques des établissement d'enseignement secondaire situés dans des régions à climat favorable.

Mode d'emploi d'un inhalateur
  1. Expirez

  2. Placez l'inhalateur entre les lèvres

  3. Appuyez sur l'inhalateur tout en aspirant lentement et profondément.

  4. Bloquez votre respiration poumons pleins pendant 5 à 10 secondes

  5. Expirez

Beaucoup de personnes utilisent une chambre d'inhalation pour faciliter la pénétration du médicament dans les poumons, en particulier les enfants et les personnes âgées.

Les 10 conseils pratiques

Si l'asthme ne se soigne pas, on peut au moins le contrôler, à condition de ne pas tomber dans certains pièges. Le premier point consiste à apprendre à voir arriver les crises. On ne réalise en général pas lorsque sa capacité respiratoire diminue. C'est pourtant souvent le signe annonciateur d'une crise.

  1. Ne fumez pas. Evitez les atmosphères empoussiérées ou enfumées (feux de cheminées, barbecues …). La fumée irrite les muqueuses respiratoires, où sont logés les avants-postes de notre système immunitaire. Elle peut ainsi déclencher une crise d'asthme.

  2. Evitez les activités physiques en cas de pollution atmosphérique ou de température extérieure très froide.

  3. Ne laissez pas un rhume s'installer car les rhumes peuvent être des déclencheurs d'asthme. Dans le même ordre d'idée, évitez les contacts avec des personnes ayant des infections respiratoires (rhumes, grippes, bronchites).

  4. Soyez vigilant au moment de vous coucher. Les deux moments délicats dans la journée d'un asthmatique sont le coucher du soleil et au moment de se coucher. Les symptômes sont pires entre minuit et 5 heures du matin.

  5. Comptez le nombre d'utilisations quotidiennes de votre bronchodilateur.

  6. Vérifiez votre débit respiratoire. Vérifiez fréquemment votre capacité respiratoire à l'aide d'un débitmètre de pointe (ou " peak flow ").

  7. Ayez toujours près de vous le numéro de téléphone de votre médecin traitant. Appelez-le si vous sentez une dégradation de votre état.

  8. Conservez sur vous une ordonnance pour l'achat d'un bronchodilatateur précisant clairement la posologie.

  9. En période de pollinisation, évitez d'être à l'extérieur entre 5h et 10h du matin. C'est habituellement le pic de pollinisation.

  10. Portez sur vous un objet (bracelet, collier) permettant de vous identifier comme asthmatique et précisant votre type d'allergie. Cette habitude, très en vogue aux USA, n'est pas très naturelle chez nous. Cela vaut le coup de faire un effort. Cela ne sert à rien de se cacher.

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